L’EPJT rend hommage à André Berkovicius, bâtisseur et pédagogue

5 Avr 2026

Portrait d'André Berkovicius en noir et blanc
André Berkovicius est décédé le 2 avril 2026. Photo : Zoé Coiffeteau

Figure marquante de l’IUT de Tours et du journalisme universitaire, André Berkovicius s’est éteint le 2 avril 2026. Enseignant engagé, pédagogue atypique et profondément humain, celui que tous surnommaient « Berko » laisse le souvenir d’un homme qui a durablement façonné des générations d’étudiants et l’histoire de l’EPJT et du département Information-Communication de l’IUT de Tours.

L‘EPJT tient à partager avec ses étudiants, anciens étudiants et partenaires la nouvelle du décès d’André Berkovicius, ce jeudi 2 avril 2026. « Berko », comme tout le monde le surnommait – étudiants comme enseignants – aura en effet grandement marqué l’histoire de notre école, à plus d’un titre.

Il est d’abord l’un des pionniers de la création de l’IUT de Tours, en 1968, ainsi que de son département Information-Communication et de ses filières consacrées à la documentation et au journalisme. Il occupe ensuite, à de multiples reprises, les fonctions de chef de département et responsable de la filière journalisme pendant de nombreuses années.

Véritable « institution dans l’institution », il est alors grandement apprécié de ses collègues et de ses étudiants et a l’écoute des directeurs successifs de l’IUT de Tours, auxquels il distille souvent des conseils avisés. Ceux qui l’ont connu, avant son départ en retraite en 2001, évoque ainsi une personnalité humaine, jamais vindicative et toujours à la recherche du compromis.

« Un personnage attachant »

Il est aussi un personnage attachant, à propos duquel de très nombreux collègues ou étudiants conservent forcément une anecdote surprenante ! C’est le cas de Didier Cheramy, enseignant en économie recruté par Berko. Il témoigne ainsi d’une personnalité unique qu’il pouvait croiser le matin au sortir d’une nuit entière de bouclage de journal école avec ses étudiants ! D’autres n’oublieront pas non plus son rapport très particulier à l’informatique et son envie de vouloir absolument maîtriser ces outils encore peu performants à l’époque, quitte à passer des heures à les tester. « Je garde en tête une de ses phrases cultes, toute « berkovicienne », qu’il m’avait glissée un jour », ajoute Didier Cheramy : « Mon cours, c’est un ensemble de digressions autour d’un plan… Mais je crois que le plus intéressant, ce sont les digressions. »

L’EPJT s’associe à la peine de sa famille et de ses proches.

Une cérémonie aura lieu mercredi 8 avril, à 15h, au crématorium d’Esvres (37).

Portrait d'André Berkovicius en noir et blanc