Tours : le maire, PS, se cache, la droite s’unit

capture_carte_france_jdd_videovilles2014 (1)Pour la droite tourangelle, les stigmates remontent aux municipales de 1995 : ancien ministre et maire depuis 1959, le gaulliste Jean Royer était bousculé par la liste du dissident RPR Michel Trochu, son ancien adjoint ; le candidat PS Jean Germain sortait vainqueur de la triangulaire avec 42,4% des voix. Dix-neuf ans et trois mandats de Jean Germain plus tard, Serge Babary, ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, souligne que sa candidature est celle d’une droite unie (UMP-UDI-Divers droite).

De son côté, le sénateur maire sortant se montre confiant malgré plusieurs épines dans le pied : d’une part l’affaire des mariages chinois, qu’il refuse de commenter et qui le conduit à une confrontation judiciaire mardi ; d’autre part les critiques, à gauche comme à droite, sur son cumul de mandats (classé 2e de France en septembre dernier) ou sur son bilan. Discret médiatiquement jusqu’à fin janvier, Jean Germain a récemment fait part de ses intentions de réélection : « On ne fait pas une campagne sur un bilan, mais plutôt sur un projet ». Ce projet a pour l’instant été essentiellement présenté dans une « lettre aux Tourangeaux ». Profitant de la dynamique apportée par la première ligne de tramway de l’agglomération depuis septembre dernier, le candidat PS, qui a rallié à lui le PRG, le MoDem, quelques membres du PC et au second tour très probablement les Verts, opte donc pour une campagne tardive.

Face à lui, Serge Babary est investi depuis octobre. Mais la montée du FN, représenté à Tours par Gilles Godefroy, lui ferait perdre toute chance d’élection en cas de triangulaire. Pour gagner une part plus importante de l’électorat tourangeau, sa principale promesse est alors de n’assurer qu’un seul mandat, celui de maire. Cet engagement contraste évidemment avec la situation de son rival : s’il est réélu, Jean Germain devra d’ailleurs choisir en 2017 entre la mairie et sa place au Sénat, le cumul n’étant plus possible depuis la loi votée le 22 janvier.

Apolline Laurent, Sebastien Guerche, Marc-Antoine Lainé (EPJT Tours)