2015 – 2016 Les enquêtes de l’EPJT

Les travaux de premières année

Les étudiants de première année ont travaillé sur des thématiques articulées sur un reportage et un portrait. Parmi leurs préoccupations : l’environnement, le travail, l’emploi, les seniors (mais oui), le sport (thème très porteur chez les journalistes en herbe)… Voici leurs productions.

L’environnement et l’alimentation

Potagers : les pesticides résistentDSC_0915* Avec le retour des beaux jours, qui n’a pas envie de profiter d’un week-end pour retourner un bout de terre ? La France compte quelque 17 millions de jardiniers amateurs. Mais attention, nombre d’entre eux utilisent encore des produits phytosanitaires. Chaque année, ils déversent environ 5000 tonnes de pesticides. Des alternatives existent et se développent.

Jean-François et ses amis en sont un bon exemple. Ils louent un potager dans un jardin familial à Tours et tentent pour la première fois de faire pousser des légumes en permaculture. Un jardin 100 % bio pour profiter du grand air mais, surtout, pour manger des produits de qualité.

Alors jardinons, oui, mais pas n’importe comment.

La sûreté alimentaire, un combat aux multiples facettes.photo-couverture-redimensionée Le risque alimentaire mobilise de nombreux moyens humains et matériels. Le laboratoire de Touraine veille à la sécurité des consommateurs. Il mène une lutte quotidienne contre les méfaits des pesticides et les écarts des producteurs. Mais la structure doit faire face à la concurrence des laboratoires privés.

A l’autre bout de la chaîne, Clara Dupré est propriétaire de 2 hectares de terrains à Fondettes. Son jardin maraîcher, « la Petite Fève », est garanti sans pesticides. Ici, le désherbage se fait à la main et les coccinelles font office d’insecticide.

BEBURGERFoodtrucks, les recettes du succès. Nés aux États-Unis, arrivés à Paris il y a dix ans, les foodtrucks  investissent désormais les rues de Tours. Ces restaurants ambulants proposent une restauration rapide dite de qualité dans des espaces restreints. Sensibilisés aux questions d’hygiène lors de formations obligatoire, ils font cependant rarement l’objet de contrôle sanitaire.

Vétérinaire, Élodie Marti  est une traqueuse d’infections. Chargée de la sécurité alimentaire des aliments, elle fait, avec son équipe, respecter les règles d’hygiène et sanctionne les infraction. Une fonction placée sous le signe de l’intérêt général.

Sale temps pour les abeilles Capture d’écran 2016-05-08 à 02.01.14Les pesticides ne sont pas seulement néfastes pour les humains. Ils participent à la baisse inquiétante du nombre d’abeilles dans nos campagnes. Principaux accusés, les neuropesticides. Mais les apis mellifera sont confrontées à bien d’autres dangers : , acariens, pollution, malnutrition et même dénutrition… Leur importance est pourtant vitale pour la nature et pour notre alimentation. Sans elles, pas de légumes, pas de fruits, plus de miel. Les apiculteurs tirent la sonnette d’alarme.

L’ennemi public n°1 des abeilles, c’est sans doute le frelon asiatique. Ce serial killer fait des ravages en France depuis son apparition en 2004. Enseignant-chercheur, Eric Darrouzet mène un projet pour lutter contre ce serial killer pour lequel les abeilles sont des proies faciles.

Crédit photo : Naïla DERROISNÉUn robot au cœur de la ferme Entre 2000 et 2010, plus d’un tiers des exploitations laitières ont mis la clé sous la porte. Pour faire face à la crise, des agriculteurs investissent dans les nouvelles technologies pour améliorer leur productivité. La famille Fardouet a ainsi fait prendre un virage technologique à son exploitation pour préserver leur activité.

Temanuata Girard, elle, a choisi de ramer à contre-courant. Car pour elle, l’avenir de l’agriculture ne réside pas dans la modernisation à tout crin, mais bien dans une pratique traditionnelle garante de qualité.

Ces deux cas le démontrent : aujourd’hui, en France, pour faire face à la crise de l’agriculture en général et de l’élevage en particulier, deux logiques ont fait surface.

Vincent Léquippé connait par coeur ses 90 vaches Prim'HolsteinRetour sur les agriculteurs qui cultivent les nouvelles technologies. Ils utilisent quotidiennement numérique et robotique pour gérer leur exploitation, loin des clichés qui restent attachés à la profession. C’est le cas de Pierre Flammand et de Vincent Léquippé (photo).

Pour conseiller les moins branchés, Christophe Bersonnet les accompagne au quotidien dans la gestion de leur exploitation. Fils d’agriculteur, ingénieur agricole, il est animateur de projet dans la filière des grandes cultures à la chambre régionale d’agriculture d’Indre-et-Loire. Sa mission : faire découvrir aux exploitants les nouvelles technologies disponibles dans le milieu agricole.

La formation professionnelle et la reconversion

DSC_0022*Ils ont osé la reconversion. Pendant très longtemps, changer de métier ou même d’entreprise était compris comme un signe d’instabilité. Cela n’entrait pas, ou peu, dans les habitudes professionnelles des Français. Mais tout à changé. Licenciements, maladies, chômage ou manque d’épanouissement… ils sont de plus en plus nombreux à sauter le pas. Nous en avons rencontré trois au sein de deux sites du Greta, l’organisme de formation continue de l’Éducation nationale.

Lui a travaillé dans les vignes, dans l’hôtellerie, dans le bâtiment… À 32 ans, Nicolas Chicoisne est maintenant en alternance chez EDF à la centrale de Chinon. Il passera son baccalauréat professionnel en juin prochain. Il y a deux ans, il était encore employé dans l’un des domaines viticoles de Chinon.  Bien qu’en contrat à durée indéterminée, il a fait le choix de la reconversion professionnelle. « La reconversion est une chance ».

DSC_0028*Au menu, une formation qualifiante. D’un côté, il y a l’hôtellerie restauration, l’un des secteurs les plus dynamiques et celui qui recrute le plus. De l’autre des salariés qui se disent prêts à suivre une formation pour un secteur qui recrute. Au milieu, il y a Bruno Le Bellours, chargé, à Tours, de la formation des adultes qui souhaitent devenir serveur.

Quand certains suivent des formations pour s’adapter au marché du travail, d’autres privilégient le plaisir d’apprendre. C’est le cas de Kévin Coutard, 26 ans, étudiant à Tours. Après un premier parcours professionnel chaotique, il a décidé de retourner sur les bancs de l’université : « On reprend des études pour se cultiver ».

Les seniors

La bonne santé des résidences médicaliséesMAKES. D’année en année, l’écart de pouvoir d’achat entre les seniors se creuse. Certains retraités ont les moyens de séjourner dans des résidences médicalisées très confortables. Aux Dames Blanches, tout est fait pour ces pensionnaires exigeants. D’autres doivent reprendre une activité pour compenser une trop maigre pension. Que ce soit pour des raisons de précarité ou par refus de rester inactif, près de 400 000 retraités cumulent emploi et retraite. La carrière professionnelle de Gisèle Veyssière a toujours été en dents de scie, entre petits boulots et chômage. « J’ai privilégié ma famille à ma vie professionnelle », reconnaît-elle. A la retraite depuis 2009, elle touche une maigre pension. Mais elle refuse de se laisser abattre. Alors pour arrondir ses fins de mois, elle a retrouvé un emploi. Portrait d’une battante.

13112637_10208917356869511_266552087_oLa “silver economy” des loisirs. Au niveau culturel, on retombe sur la même dualité. Une partie des seniors ont un réel pouvoir d’achat. C’est une clientèle très en demande d’activités culturelles et de voyages.  Une clientèle sur laquelle comptent les acteurs du tourisme et de la culture en Touraine. D’autres, plus modestes sont obligés de faire attention. Christian et Sylvie Debauve sont entre les deux. « Nous n’allons pas au-delà de nos moyens financiers », affirment-ils.  Ils n’appartiennent pas à la catégorie des cadres supérieurs, mais ayant connu une vie professionnelle sans chômage, ils vivent confortablement. Ils voyagent un peu mais consacrent aussi beaucoup de temps et d’argent au bénévolat au sein de plusieurs association. Histoire de retarder le plus possible la « vraie » retraite.

Le sport

IMG_2003Dopage : le petit coup de boost des handisportifs. A quelques semaines des JO de Rio, le dopage éclabousse à nouveau le milieu sportif. Le 27 mai, le Comité international olympique révèle que les analyses de 23 athlètes ayant participé aux JO de Londres en 2012 sont positives. Quelques jours auparavant, ce sont les échantillons de 31 sportifs ayant, eux, participé aux JO de Pékin en 2012 qui se sont révélés positifs. Hormones, cocaïne, Melodium… certains sont prêts à tout pour gagner. Les sportifs handicapés ne sont pas épargnés, mais la technique de triche est bien différente : le boosting. Un os cassé, des fonctions naturelles bloquées ou une coupure suffisent pour augmenter les performances.

Une forme de dopage que le président d’honneur de la Fédération française handisport (FFH) n’avait sans doute pas imaginé quand il promouvait le handisport. André Auberger a consacré sa vie à développer et promouvoir la place des handicapés dans la société en général et dans le sport en particulier. Blessé lors de la guerre d’Algérie, il ne s’est jamais résigné et s’est toujours battu pour faire avancer la situation des handicapés en France.

Zumba (1)Danser à la fac pour déstresser. A Tours, 6 500 étudiants pratiquent le sport à l’université. Certains pour évacuer la pression des cours, d’autres pour s’entretenir physiquement. L’une des activités les plus demandées est la Zumba. Chaque mardi soir, une heure durant, les étudiants transpirent au gymnase Grandmont.

« Sans la boxe, je n’aurais pas fait d’études », affirme Mike Bertili. Depuis cinq ans, ce Guadeloupéen concilie ses études et sa passion pour la boxe thaï. Il a découvert cette discipline à son arrivée à l’université de Tours. Cela a d’abord été un loisir avant de devenir, très vite, sa priorité. Il a du coup demandé le statut de sportif de haut niveau auprès du Suaps.


Les dossiers de deuxième année
et d’année spéciale

Comme les années précédentes, les étudiants de deuxième année et ceux d’année spéciale ont réalisé des enquêtes magazine d’abord pour le print, puis pour le multimédia. Mais cette année, nouveauté, il ne s’agit plus de simple complément mais de l’enquête entièrement réécrite pour le multimédia sous forme de long format. Le but : les initier à l’écriture multiformat, les faire travailler le storytelling. Leur faire prendre conscience du rapport texte/image, très formaté sur le print par les maquettes.

Pour la réalisation de ces longs formats, nous avons utilisé un plugin de WordPress, Simple Long Form, qui comme son nom l’indique, est très simple d’utilisation. Pas de codage, quelques choix simple (typos, thèmes) mais assez contingentés, pour que les étudiants puissent se concentrer sur l’histoire qu’ils racontent et sur le rapport texte image.

 

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Pour retrouver nos longs formats

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