Plus de 1450 signatures pour les journalistes otages en Syrie

Anaëlle Berre, étudiante en 2e année, sur le marché des Halles, à Tours, samedi 5 avril.

Anaëlle Berre, étudiante en 2e année, sur le marché des Halles, à Tours, samedi 5 avril.

Se mobiliser pour Didier François, 53 ans et Edouard Elias, 22 ans, enlevés le 6 juin 2013 sur la route d’Alep ; pour Nicolas Henin, 37 ans, et Pierre Torres, 30 ans, pris dans la ville de Raqqa, dans la même zone, le 22 juin 2013.  Se mobiliser pour ces quatre journalistes français détenus en Syrie : les étudiants de l’EPJT ont recueilli en un week-end 1456 signatures pour le comité de soutien des quatre otages.

Les quatorze écoles de journalisme françaises reconnues par la profession avaient décidé de s’associer au comité de soutien des quatre journalistes otages en Syrie, le week-end du 6 avril. Le 6 juin 2013, les journalistes d’Europe 1 Didier François, grand reporter, et Edouard Elias, photographe, ont été enlevés, sur la route d’Alep, en Syrie. Alors, tous les 6 de chaque mois, leurs amis, collègues, familles se mobilisent pour qu’on n’oublie pas qu’ils sont partis en Syrie pour raconter ce qui s’y passe. Le 22 juin 2013, deux autres journalistes, Nicolas Henin et Pierre Torres, étaient à leur tour enlevés en Syrie.

Marie Courvasier, étudiante en 1re année, recueille elle aussi des signatures sur le marché des Halles, à Tours, samedi 5 avril.

Marie Courvasier, étudiante en 1re année, recueille elle aussi des signatures sur le marché des Halles, à Tours, samedi 5 avril.

Deux touristes anglais signent devant la cathédrale de Tours, dimanche matin 6 avril.

Deux touristes anglais signent devant la cathédrale de Tours, dimanche matin 6 avril.

« La liberté d’informer et les droits de l’homme nous concernent tous », avait rappelé aux étudiants Florence Aubenas, journaliste à Libération, elle-même otage en Irak, de janvier à juin 2005. « Il faut se mobiliser parce que Didier, Nicolas, Edouard et Pierre nous entendent peut-être là où ils sont. Savoir que nous ne les laissons pas tomber est vital pour eux et leur moral. »

Les étudiants de l’EPJT ont recueilli plus de 1450 signatures samedi 5 et dimanche 6 avril, sur les marchés de Tours, Joué, Amboise, dans les rues commerçantes, pour associer la population à cet élan de solidarité.